Chasseur immobilier : zoom sur le marché immobilier à Paris !

Posté par Estelle B. sur 4 avril 2019
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Les chiffres clés du marché immobilier à Paris

Le marché de l’immobilier français connait de véritables variations, surtout dans les grandes villes comme Paris. Après une année 2018 plutôt dynamique sur le front de l’activité de l’immobilier résidentiel, les signes en faveur d’une inversion de tendance se font de plus en plus nombreux. Loin d’un effondrement, un ralentissement au niveau des transactions semble inéluctable à en croire les spécialistes qui exercent en tant que chasseur immobilier. Voici quelques chiffres clés du marché immobilier à Paris ces derniers mois.

Un secteur en parfaite santé en 2018

Le marché immobilier parisien a connu une hausse d’environ 17% en 2018, contre 15% en 2017. Cette amélioration s’explique entre autres par les taux d’intérêt historiquement bas (autour de 1, 50 % en moyenne à taux fixe sur 20 ans), qui ont permis de soutenir l’activité pendant toute l’année 2018. Facilitées par l’allongement de la durée des emprunts, les conditions de prêt ont joué un rôle majeur dans la fluidité des transactions, qui impliquent pour la plupart un chasseur immobilier (près de 950.000 dans l’ancien après le record de 968.000 enregistré pendant l’année 2017).

Le volume des ventes a été de 8750 logements à Paris au 1er trimestre de l’année 2018. Pendant cette même période, les prix du m² ont atteint des sommets, variant entre 6660 €/M2 dans le 75018 à La chapelle, et 14 880 €/M2 dans le quartier de Saint-Thomas d’Aquin dans le 75007. Les 7 arrondissements centraux étaient à plus de 10 000 €/M2, et les écarts de prix se sont resserrés entre l’arrondissement le plus cher et le moins cher.

Comme évoqué précédemment, à en croire les spécialistes qui exercent en tant que chasseur immobilier et bien d’autres experts, le marché immobilier s’est entre autres appuyé sur des taux d’intérêt extrêmement bas, vu qu’on parle en moyenne de 1,5% sur 20 ans. Mais ce n’est pas tout : il faut également signaler l’impact de facteurs fondamentaux qui nourrissent la confiance accordée à l’immobilier. Il s’agit notamment du désir de devenir propriétaire, de la volonté de constituer un capital sécurisé pour la retraite, et de la difficulté pour se loger au quotidien, avec un déséquilibre constamment accentué entre l’offre et la demande.

A ces facteurs, s’ajoutent la conjoncture économique nettement plus dynamique et le marché du travail désormais moins tendu. Chasseur immobilier et autres spécialistes du domaine s’accordent tout de même pour reconnaitre que cette croissance enregistrée en 2018 et au début de 2019 pourrait ne pas durer toute l’année, pour des raisons aussi simples que pertinentes !

Chasseur immobilier : une sollicitation moins importante en 2019

La politique monétaire de la BCE moins accommodante, l’augmentation des emprunts d’État et les conditions d’octroi des crédits devenues plus restrictives constituent les signes imminents d’une lente et inévitable remontée des taux en 2019. Et tout ceci, c’est sans mentionner les prix encore élevés dans les grandes villes et le recul des ventes dans le neuf, qui entraine une sollicitation moindre de chasseur immobilier !

En effet, les ventes de logements neufs sont en recul sur un an de près de 10 % selon les chiffres de l’Observatoire du logement neuf de la fédération des promoteurs immobiliers. La part de ceux qui achètent un bien neuf pour y habiter est en retrait de – 2%, tandis que celle des investisseurs qui achètent un logement neuf pour le mettre en location et défiscaliser avec cette formule est en baisse de 17 %. Les taux devraient néanmoins rester attractifs sous la barre des 2% en moyenne sur 20 ans selon les spécialistes qui exercent le métier de chasseur immobilier.

 

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