Avantages et inconvénients de la construction de maison passive

Posté par Estelle B. sur 11 septembre 2017
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Comparée à d’autres modes de construction, la maison passive présente des points forts et des points faibles à étudier avec attention

La construction de maison passive : une option vraiment intéressante ?

Les experts en bâtiment ventent continuellement les mérites de la maison passive comme étant écologique, commode et rentable. Qu’en est-il réellement ? Tour d’horizon sur cette formule de construction.

Présentation de la maison passive

Il s’agit d’une construction dotée d’une isolation impeccable pour combler les besoins en chaleur en hiver et doser l’ambiance thermique en été. La température ambiante de ce type d’édifice doit s’adapter au temps qu’il fait et aux saisons en évitant le froid comme le surchauffe. Les spécialistes ont mis au point cette technique pour régler les problèmes liés au chauffage des maisons traditionnelles. En effet, le système de chauffage mobilise de l’énergie polluante pour l’atmosphère, l’ouïe, la vue et l’odorat. En clair, l’air dégagé contient des gaz à effet de serre, tandis que le bruit et les senteurs émanant du chauffage sont dérangeants. D’ailleurs, il est parfois encombrant et perturbe la déco d’intérieur de la maison.

Critères de labellisation de la maison passive

La maison passive est une technique de construction maniée par les experts en bâtiment comme l’entreprise de construction de maison neuve en Belgique et assortie d’un label. Pour obtenir une certification, elle doit se conformer à 3 exigences :

  • un besoin en chauffage limité à 15 kWh/m²/an
  • une consommation énergétique primaire à moins de 120 kWh/ m²/an
  • une étanchéité à l’air à hauteur de n50<0,6/h

Les caractéristiques d’une construction passive

Elle présente des propriétés spécifiques qui la distinguent des autres formules de construction (maison basse consommation, maison à énergie positive et maison traditionnelle). La maison passive possède des qualités : isolante, énergétique, écologique et économique non négligeables.

L’isolation

L’isolation de la maison passive provient des matériaux insérés dans les murs ainsi que dans les menuiseries. A cela vient s’ajouter la disposition des ouvertures à triple vitrage qui laissent pénétrer la lumière naturelle du soleil, un apport supplémentaire en chauffage. Aussi, il faut compter les jointures entre le bâti et les portes ou fenêtres avec une cohésion parfaite entre chaque élément, ainsi que la suppression des ponts thermiques pour optimiser l’isolation. En dernier, figure l’imperméabilité à l’air pour réduire de manière significative les pertes de chaleur. Le concept passif emploie un mécanisme de ventilation appelé « double-flux » qui consiste à regagner la chaleur de l’air qui sort de la maison pour l’affecter à l’air qui rentre à l’intérieur.

La consommation énergétique

De nouveaux modes de consommation d’énergie viennent remplacer les anciennes qui marchent à l’énergie fossile. L’exploitation de celle-ci s’avère nocive pour l’environnement et comme elle s’épuise, les ingénieurs ont préféré se tourner vers une source d’énergie en constante renouvellement: le solaire. A titre d’exemples, le bâtiment passif emploie une VMC thermodynamique pour assurer le chauffage et chauffe-eau solaire pour approvisionner en eau chaude. Ces méthodes d’alimentation ont été adoptées en vue de limiter la consommation énergétique de ces constructions. Une précision s’impose toutefois : ces systèmes coûteux ne deviendront jamais bénéfiques pour un faible besoin en chauffage.

La performance écologique

Ce type d’infrastructure respecte l’environnement dans la mesure où elle utilise très peu d’énergie, surtout lorsqu’il est fabriqué à partir de matériaux naturels. Seulement, le prix de ces matériaux augmente considérablement le coût total des travaux ( plus de 300 euros par mètre carré). Les bâtiments à énergie positive (BEPOS) démontrent une meilleure performance énergétique étant donné qu’ils produisent davantage d’énergie qu’ils n’en consomment. L’idéal c’est de construire une maison passive et de l’équiper ensuite d’appareils fonctionnant à l’énergie verte pour obtenir une consommation énergétique optimale.

La rentabilité

Au niveau des dépenses en chantier, la solution passive mobilise beaucoup plus de fonds que la construction RT2012. Par contre, les factures d’énergie de la seconde dépassent légèrement celles de la première et le prix de remplacement des équipements de chauffage et de la maintenance de la maison RT 2012 est bien plus élevé. En fait, la maison passive se rentabilise sur le long terme alors que le bâtiment RT 2012 présente des avantages économiques immédiats.

 

 

 

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